Du grignotage solitaire de la tige de foin...au partage solidaire du pré démocratique!
Par daimonion - δαιμονιον le samedi 29 septembre 2007, 03:40 - Lien permanent
Vous avez vu, lu, entendu?
Non?
Vous ne suivez pas l'actualité... "sociale"?
Vous n'avez pas eu connaissance de cette histoire abracadabrante d'empreintes génétiques qui seraient exigées de tout candidat à l'immigration au nom du regroupement familial, objet d'un amendement au projet de loi sur l'immigration concocté par notre ministre Brice Hortefeux et qui a singulièrement occupé l'espace médiatique pendant quelques semaines?
Etrange...vraiment étrange, parce que...
C’est fou comme cet amendement, largement présenté, développé et critiqué dans les médias par certains experts et par l'opinion publique mais dorénavant à l'abri dans le projet de loi sur l’immigration de notre cher, très cher "Ministère de l’immigration et de l’identité nationale" - regardez son budget et comparez-le à celui de l’éducation, par exemple - c'est fou comme il aura provoqué une multitude de débats plutôt stériles parmi nous autres citoyen-ne-s du pays de la Liberté, de l’Egalité et de la...Fraternité !
Pendant que les moutons de Panurge du ministère cité ci-dessus, sous la gouverne de leur bélier jadis hongrois (tiens, tiens... on a sa traçabilité génétique à celui-là ?) se régalent déjà à l’idée de brouter prochainement la bonne herbe de la loi qu’ils auront pu laisser pousser tranquillement, nous, bovins que nous sommes, restons tous exclusivement affairés à mastiquer le trognon de la tige du "foin" qu’ils ont eu la bonté perverse de nous laisser en pâture : un amendement frisant la parfaite stupidité !
Mais comment pouvons-nous encore nous laisser abuser par une manoeuvre aussi archaïque que grossière et méprisante : la diversion ?
La réponse est simple : parce que nous avons peur.
Lisez ou relisez ce billet, si vous n’y croyez pas...
Mais peu importe au fond que l’on réponde ou non à cette question : la poser , c’est déjà être conscient de la manipulation dont notre opinion est désormais régulièrement la victime.
Depuis quelques jours déjà, le citoyen que je suis communique lui aussi avec celles et ceux qui sont seuls en mesure, par leur vote, à l’assemblée nationale ou au sénat le jour venu, de "faire passer" ou non cette loi relative à l’immigration : je veux parler des député(e)s et sénateurs-trices représentant-e-s direct-e-s du peuple auprès du gouvernement et de la présidence, si je me rappelle correctement les cours d’instruction civique qui m’ont été dispensés... dès l’école élémentaire !
Je vous invite avec insistance à faire de même : face-à-face lors d’un rendez-vous, par téléphone, courrier, mail ou sur les blogs de certaines et certains d’entre eux.
Oui : dites-leur donc ce que vous pensez réellement de ce projet de loi et de tant d'autres, du travail de celles et ceux qui les élaborent, de la façon de gouverner de nos dirigeants actuels et de bien d’autres choses encore... et faites donc des propositions! Des idées et des projets d'action, vous en avez et elles et ils sont souvent plus pertinents que celles et ceux de nos gouvernants qui ne sortent jamais de leur "pré carré"!
Mais, de grâce : sereinement et avec détermination, sans haine ni violence, avec tout votre espoir et votre confiance en la démocratie.
Soyez tout simplement citoyen-ne-s !
Bruno Jean PALARD